Guidi ou Guido Nincheri, un grand maître canadien qui a décoré plus de 200 lieux de culte en Amérique du Nord.
J'ai été introduit aux vitraux lors d'une de nos escapades en famille. Ils sont magnifiques, c'est le moins que l'on puisse dire. Peut importe nos goûts, force est d'admettre que ces vitraux sont d'une qualité artistique stupéfiante. La finesse des détails, l'innovation dans la technique, la qualité de la composition et la luminosité sont en autres les raisons pour lesquelles son travail a été reconnu de par le monde (voir ce lien pour les détails).
Toutefois, ce sont les fresques que j'ai découvertes en lisant sur cet artiste. Mais encore, la technique de création des fresques m'a abasourdie; peindre sur une couche de plâtre frais, où l'erreur n'est pas permise et où les parties manquées ou non finies en fin de journées doivent être enlevée ! Nous sommes à des lieux de "Photoshop".
Environ deux ou trois heures après l'application du plâtre, la surface est prête à être peinte. Si la surface a absorbé toute l'eau, la peinture peut être alors appliquée, et ce durant quelques heures, jusqu'à ce que la surface n'absorbe plus les pigments. Les couleurs appliquées une fois la surface sèchée ne pourront y adhérer. Pour agencer les sections peintes chaque jour et pouvoir contrôler l'effet final, l'artiste doit savoir comment réagissent les couleurs lorsqu'elles sèchent et qu'elles sont absorbées par un plâtre de plus en plus sec. Les couleurs peuvent être peintes entre les couches de vernis, appliquées toutes les 15 à 20 minutes, pour permettre la cristallisation de chaque couche. Aucune correction ne peut être apportée. À la fin de la journée, le plâtre non-peint et les erreurs sont découpés et jetés. (Source: L'Art de Guido Nincheri)
Un artiste à découvrir, près de chez nous. Le premier site que je puisse vous suggérer est l'église Saint-Léon de Westmount, lieu historique National depuis 1997 où les vitraux et fresques de Nincheri se cotoient.
Mon amie Catherine vient de publier un post qui ramène la question fondamentale: "que ferons-nous lorsque nous serons 9 milliards d'humains sur Terre?". C'est très bien écrit, c'est poétique, à lire ici. Je reprends le vidéo de National Geographic
J'ai le goût de lui répondre par ce post spécial.
Moi aussi ça m'interpelle 9 milliards, c'est étourdissant un chiffre dont on ne peut saisir l'ampleur. Toutefois je crois que c'est la meilleure ou la pire chose qui pourra nous arriver.
La meilleure car lorsque nous serons si nombreux, les ressources prendront une valeur si importante que nous arrêterons de les gaspiller car nous n'en n'aurons plus les moyens. Pensez au développement de l'auto électrique qui est maintenant un produit de consommation courante. Il n'y a pas si longtemps, des légendes urbaines (ou peut-être pas) faisaient état d'un cartel du pétrole qui achetait les idées des inventeurs afin de tuer ce produit dans ses balbutiements de développement. Or aujourd'hui lorsque je fais le plein à 1,33$ le litre (6 mars 2011) je rêve d'une Prius, option inexistante lors du choc pétrolier des années 1970.
La meilleure car nos sociétés de l'automobile arrêteront l'étalement urbain sur des terres arables cultivables lorsque les pays étrangers en auront suffisamment achetées pour nous mettre en pleine face leur valeur stratégique.
La meilleure car enfin le capitalisme aura une bourse du carbone planétaire qui, bien que philosophiquement imparfaite, est la meilleure solution pour assurer le développement et l'exploitation d'énergies renouvelables tout en protégeant le bien commun écologique.
La meilleure car cette pression sur les ressources et les denrés pousse déjà à la porte nombre de dictateurs moribons au model de développement social disons... corrompu et coercitif.
C'est poussé à la limite par le nombre que l'on verra l'Homme s'élever et devenir responsable, par nécessité plus que par choix car aujourd'hui les autres choix sont encore trop faciles à faire. Malgré tout, le changement s'accomplit déjà, nous en sommes les acteurs, les témoins.
La pire chose car si nous n'agissons pas assez vite on pourrait bien se ramasser avec une île de Paques planétaire... d'où nous serons absents... exilésen orbite en quelque part ou tout simplement disparus.
C'est aussi pour tout ces enjeux qui dépassent de loin les frontières de notre insignifiante province que je suis pour l'exploitation d'un cocktail de solutions pour la production d'énergie afin de subvenir aux besoins du plus grand nombre le plus écologiquement possible tout en s'enrichissant, collectivement, par la bande.
Je suis pour la Romaine en autant que ce soit rentable à moyen terme, ce que semble démontrer les données de source neutre disponibles (production à 6¢, durée de vie 100 ans). Mais je suis encore ambivalent...
Je suis pour le développement de la filière éolienne, géothermique, marémotrice ainsi que la fusion nucléaire.
Je suis aussi pour l'exploitation responsable des gaz de schistes. Un moratoire de 20 ans me semble absurde. Un développement contrôlé à partir de recherches en collaboration (universitaire, gouvernemental, industriel) faites sur un puit d'essai, oui. Le gaz c'est écologiquement mieux que le pétrole et cela pourra servir à financer le développement de solutions plus écoénergétiques.
2011-03-10 : Mise-à-jour : Le rapport du BAPE qui vient de sortir sur ce sujet chaud abonde exactement dans le même sens ;-) Pour en trouver une copie, suivre ce lien
Le lien vers l'article de Jean-François Lisé qui cite plein d'internautes:
Le film “Chercher le courant” et les billets que j’y ai consacrés ont poussé plusieurs alertinternautes à participer au débat.
L'argument de la durée...
Je rends compte ici des contributions qui m’ont semblé, jusqu’ici, les plus riches en information. Elles vont principalement dans le sens d’une défense économique et parfois écologique de la construction de La Romaine. Et offrent, à mon avis de généraliste, une meilleure défense du projet que ce qu’en a fait jusqu’à maintenant Hydro-Québec.
Mais le débat est ouvert et j’ai l’impression qu’il y aura une contre-contre attaque…
Pierre-Olivier Pineau, spécialiste en énergie aux HEC, envoie la contribution suivante:
Ce documentaire est excellent, mais je ne crois cependant pas qu’il aura l’impact de L’erreur boréale, ni même que la principale conclusion qu’il suggère (que La Romaine est une erreur) soit correcte.
Il n’aura pas l’impact de L’erreur boréale parce que les dommages (environnementaux) que La Romaine cause restent limités et sont compensés par certaines mesures locales et, surtout, par les Gaz à effets de serre (GES) évités lorsqu’on exportera sa production.
De plus, les problèmes soulignés par le film ne sont pas que des problèmes dont le gouvernement est responsable: nos médiocres ambitions en efficacité énergétique ne sont pas que le résultat d’un gouvernement sans politique énergétique cohérente. C’est plutôt la conséquence du fait que la grande majorité des consommateurs ne cherche pas à consommer moins d’électricité, ce que les bas prix permettent de faire sans problème. Or la plupart des Québécois veulent maintenir des bas prix… et les gouvernements écoutent les électeurs (sur ce point là).
Les énergies renouvelables, brillamment présentées dans le film sont encore malheureusement soit trop chères, soit pas assez contrôlables pour permettre d’exporter aux meilleurs moments, soit les deux. La Romaine vise clairement l’exportation dans un statu quo d’efficacité des prix (voulu par les Québécois): un projet éolien ne serait donc pas un substitut direct acceptable d’un point de vue commercial.
Le dernier point à traiter, central, est celui de la rentabilité du projet. À 9,2¢/kWh, tout le monde fait de l’argent (Hydro-Québec et les redevances hydrauliques sont payées). Le seuil de rentabilité est en fait à 6,4¢/kWh – ce qui est raisonnable parce que les principaux coûts de La Romaine sont le paiement des intérêts sur la dette. À 5% d’intérêt, le prix de revient serait en fait moindre – et Hydro-Québec vient d’emprunter 500$ millions à 5%, pour 40 ans. Le risque de taux variables est donc largement absent par la longueur des échéances des obligations.
Pour qu’Hydro-Québec ne puisse pas vendre la production de La Romaine à profit à partir de 2014, il faudrait que le prix du gaz naturel reste inférieur à 6 de 2014 à 2074 (si on utilise un horizon de 60 ans pour l’amortissement). (Le prix du gaz naturel est important parce que c’est la source d’énergie utilisée pour produire de l’électricité à défaut d’avoir de l’hydroélectricité, c’est donc la base des estimés pour le prix à l’exportation). Or on observe déjà ce prix [de 6]sur les marchés des “futures” pour 2015. De plus, les scénarios de bas prix du gaz sur de longues périodes (comme ceux que croient Jean-Thomas Bernard) impliquent les choses suivantes: (1) l’offre de gaz de schiste restera abondante et croissante, sans être contrainte; (2) la demande de gaz naturel restera stable; et (3) peu ou pas de contraintes sur les GES vont être mises en place. Il serait extrêmement étonnant que ces trois prémisses se réalisent, et que le gaz naturel entre dans une période prolongée de bas prix (comme ce n’est jamais arrivé, malgré ce qu’on croyait autour de l’an 2000, lors que le Suroit était prévu).
Pour que La Romaine soit rentable, il faut donc que l’électricité alternative -sur les marchés d’exportation- se vendent à au moins 6,4¢/kWh… une chose hautement probable dans les années à venir.
Évidemment, aujourd’hui le prix de vente est plus souvent autour de 5¢/kWh, parce qu’on est en fin de récession. La construction de La Romaine se fait de manière précipitée – il aurait évidemment fallu faire nos efforts d’efficacité énergétique avant et attendre que les prix à l’exportation soient plus élevées. Mais le développement régional (et les entrepreneurs locaux et provinciaux) sont très contents que le gouvernement agissent de manière précipitée. On a donc une explication pour la construction hâtive. (Et sans doute des scandales encore ignorés, comme le suggère d’ailleurs le film).
À terme, cependant, La Romaine a toutes les chances d’être rentable et de faire diminuer le bilan de GES global (le seul qui compte) et personne n’en parlera plus.
L’énergie nette produite par les éoliennes: elles ont une durée de vie de 20 à 25 ans contre 50 à 100 ans pour les barrages hydroélectriques au Québec. Dans un monde qui s’affranchit progressivement du pétrole, cette notion de l’énergie nette, ou rendement énergétique, est fondamentale.
La fragilité. Les éoliennes sont les machines ancrées au sol les plus complexes que l’humain ait créé. Cet aspect n’est pas mineur au regard de la quantité d’éoliennes qu’il faudra implanter au lieu de barrages hydroélectriques.
Puis, la justification de l’hydroélectricité se passe très bien de l’adhésion idéologique au modèle de la croissance économique et énergétique perpétuelle. Au GREB, nous considérons indispensable, pour parvenir au Québec à l’indépendance au pétrole d’ici 2030, le recours à l’énergie hydroélectrique, en plus de l’éolienne, tout en réduisant de 13% notre consommation globale d’énergie en chiffres absolus par rapport à 2005, ce qui serait du jamais vu dans le monde. En d’autres termes, le dernier point fondamental dont je vous exhorte à tenir compte consiste à tenir compte des ordres de grandeur en présence lorsqu’il est questions d’énergie.
L’alertinternaute Bouchcl, lui, pointe d’abord sur la rentabilité des barrages à long terme:
A-t-on déjà perdu de l’argent en construisant des centrales hydroélectriques au Québec? Non. Avec l’hydro, presque tous les coûts sont fixes et payés sur 30 ou 40 ans alors que ces projets produiront de l’énergie pendant des décennies supplémentaires. Le projet de la Baie James est aujourd’hui très rentable, même si les coûts de construction ont triplé et que les taux d’emprunt ont parfois dépassé les 15%.
Aujourd’hui, nous avons l’avantage supplémentaire d’emprunter à des taux historiquement très bas (les plus bas depuis la construction de Bersimis) et de pouvoir financer ces projets avec 60% de dette et 40% de capital.
Avec les nouveaux projets de lignes à haute tension (le Champlain Hudson Power Express vers la ville de New York et le Northern Pass vers le New Hampshire), nous bénéficierons bientôt de débouchés supplémentaires sur les marchés les plus lucratifs des États-Unis.
Et il faut se dire les vraies affaires: personne au sud de la frontière ne peut construire 1550 MW d’énergie propre à 6,4¢/kWh ($ de 2015). Et il ne faut pas oublier que nous avons le monopole du stockage de l’énergie électrique, ce qui nous permet de choisir quand nous vendrons cette énergie pour maximiser nos profits.
Enfin, il ne faut jamais oublier que nous avons un fournisseur capricieux au Labrador et que le contrat avec ce fournisseur se terminera en 2041. Le Québec doit conserver un rapport de force pour éviter le chantage de Terre-Neuve au moment de renouveler le contrat de Churchill. La Romaine fait évidemment partie de cette équation.
Il revient ensuite sur la différence de puissance entre le projet de La Romaine et une proposition alternative de parc éolien:
Donc si je vous comprends bien M. Lisée, un projet éolien de 2200 MW installé par le privé dans la zone de plus fort verglas au Québec et où la température descend sous les -30°C est supérieur à un projet hydroélectrique de 1550 MW construit par l’État au même endroit.
En toute humilité, je vois un problème à votre argument central. Il est fréquent dans la population en général de considérer que l’hydro et l’éolien sont deux sources d’énergie renouvelable qui sont équivalentes. Or l’hydro et l’éolien ne sont pas des substituts parfaits.
Analysons froidement chacune des deux propositions. Les deux appels d’offre éoliens (2845 MW de puissance installée) produiront 9 TWh en 2016 (Voir ici, tableau 3-1-1, page 23, (pdf)). On s’attend à ce que leur contribution en puissance atteigne 30% (voir ici, pdf). Des estimations de 2500 $/kW sont fréquemment citées, ce qui nous donne un total d’environ 7 G$ pour une série d’installations dont la durée de vie estimée est de 25 ans.
De l’autre côté, on a [avec La Romaine] quatre centrales hydroélectriques avec une puissance de 1550 MW et une production de 8,5 TWh qu’on construira pour 6,5 G$ et qui devraient durer entre 75 et 100 ans.
La grande différence entre les deux options, c’est la contribution en puissance de ces deux scénarios. Et au Québec, la puissance de pointe c’est quelque chose d’important lorsque la température descend à -28°C, comme le 24 janvier dernier entre 7h30 et 8h du matin, où nous avons collectivement demandé 38 289 MW au réseau. Nos radiateurs électriques nécessitent 11 000 MW au moment des pointes et les chauffe-eau ajoutent au-delà de 2000 MW. Qui plus est, la demande en puissance (les MW) à la pointe augmente plus rapidement que notre demande d’énergie (les kWh).
La vraie question à se poser les la suivante: laquelle des deux options sera plus adaptée afin de répondre à la demande de pointe? Éolien: 30% de 2845 MW (853 MW) ou hydro: 100% de 1550 MW?
Il n’y a pas de comparaison possible. Construire des projets hydroélectriques c’est vraiment de faire du développement durable (dans tous les sens du terme) au meilleur coût.
Finalement, l’alertinternaute Pierre Couture prend la défense du couplage Hydro/Éolien:
M. Lisée vous avez entièrement raison. La filière éolienne est chère, inefficace et sans aucune fiabilité. Ce manque de fiabilité la rend d’ailleurs d’une utilité à peu près nulle contre les émissions de gaz à effet de serre dans les pays où l’électricité est produite principalement par des usines thermiques au charbon ou au gaz. Puisque ces mécaniques géantes ne fonctionnent – en moyenne – que 20% du temps, il faut pouvoir rapidement suppléer à leur défaillance le cas échéant. Puisque les centrales thermiques sont très longues à remettre en service une fois éteintes, on les laisse tourner au ralenti au cas où. Elles tournent et elles émettent des gaz à effet de serre sans produire d’électricité. Où est le gain?
Ici, la situation est différente, car Hydro-Québec est en mesure, grâce à ses barrages, de stocker de l’énergie. Si elle installait des centrales éoliennes à côté de ses barrages, elle pourrait turbiner de l’air lorsqu’il vente et stocker de l’eau derrière ses barrages. Inversement, en temps de calme plat, elle pourrait turbiner de l’eau. C’est un mariage idéal qui profiterait à toute la population et non pas seulement à des multinationales étrangères, qui préserverait la démocratie si malmenée par la politique éolienne actuelle et qui ne détruirait pas nos meilleures terres agricoles. J’espère de tout cœur que vous serez entendu.
Few rules,
in HD, full screen, laid back with time to spare (10 min).
Selected and reproduced from Bango's Blog, one of my permanent link. Why ? Because I want to see it again, thus proving its value. A pleasure for the eyes.
A redneck village where the undertaker announces death. One day, the undertaker is not delivering what he came for...
Si noble, si chaud,
Je ne parles pas, non, d'êtres à sang chaud
mais plutôt d'êtres à la sève chaude,
Le Bois en architecture.
Avec les nouvelles techniques il retrouve sa place,
mis de côté qu'il était par l'acier et le béton,
il s'est mis à la page contemporaine.
Dans les grands espaces ouverts,
lumineux,
il habille et humanise discrètement
ces vides.
Et en plus, lorsque la forêt est bien gérée de façon durable (ici nous aurons plutôt tendance à citer le modèle scandinave plutôt que le modèle québécois), ce matériau répond à tous les critères écologiques les plus sévères.
Mario Roy un édito de La Presse m'a surpris par la clarté et la synthèse de ses propos. Un édito court, qui va droit au but et qui résume en fait ce pour quoi je suis d'avis que l'on doit se battre. À partager avec tous mes lecteurs d'outre atlantique.
Mario Roy – La Presse - Publié le 16 février 2011 à 06h00 | Mis à jour le 16 février 2011 à 06h00
Le constat est maintenant celui de l'Europe entière: la doctrine du multiculturalisme ne fonctionne pas dans le monde réel. Après les leaders britannique, allemand, espagnol (et, hors de l'Europe, australien), Nicolas Sarkozy vient en effet de qualifier d'«échec» le multiculturalisme tel qu'appliqué en France.
«Dans toutes nos démocraties, on s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui accueillait», a précisé le président de la République. Le multiculturalisme a surtout consisté à «encourager des cultures différentes à mener des existences séparées de celles de la majorité», avait déjà noté le premier ministre britannique David Cameron.
Ce sont là des idées claires qu'on entend ici également, bien que la gravité des problèmes rencontrés ne soit pas la même. Au Québec, en effet, ce ne sont ni les massacres de masse, ni les no man's lands ethnoreligieux, ni les pertes d'équilibre démographique qui menacent, comme en Europe.
Seulement la confusion et l'inconscience.
Comment le citoyen ne serait-il pas confus, en effet, lorsque des pouvoirs de tous ordres interviennent pour interdire le kirpan dans les avions, l'autoriser à l'école, l'interdire à l'Assemblée nationale, l'autoriser au Parlement? Pour interdire la prière au conseil de ville de Saguenay, mais autoriser le crucifix à l'Assemblée nationale? Pour interdire la hiérarchisation des droits, mais toujours protéger en priorité la pratique religieuse (voir à ce sujet le Blogue de l'édito sur Cyberpresse)? Et pour... ne rien décider du tout quant au statut du hijab, du niqab et de la burqa dans les institutions publiques?
Confus, donc, les Québécois se trompent sans doute lorsque, à hauteur de 66%, ils estiment que le multiculturalisme menace la langue française (Angus Reid/La Presse): essentiellement, c'est faux.
Mais ils voient juste lorsqu'ils se sentent continuellement «testés» par les demandeurs d'accommodements. Et méprisés (ignares! intolérants! xénophobes!) par leurs élites. Il est gênant, à la fin, qu'il faille des concitoyens d'origine étrangère - Neil Bissoondath, Tarek Fatah, Djemila Benhabib, Irshad Manji, Salim Mansur - pour nous mettre en garde contre notre propre inconscience!
Place aux idées claires, à nouveau.
Partout en Occident, et quelles que soient les couleurs locales qu'on lui donne, le multiculturalisme sous-entend en pratique que nos sociétés - mais seulement les nôtres - n'ont pas de valeurs importantes à défendre pour la bonne raison que toutes les cultures se valent.
Or, c'est faux. Une société démocratique et laïque n'est pas seulement différente, elle est meilleure qu'une société totalitaire et théocratique. Une société d'égalité entre hommes et femmes, meilleure qu'une société - parfois mortellement - patriarcale. Une société de libre expression, meilleure qu'une société qui décapite les romanciers et les cartoonists!
C'est précisément pour ces raisons que des gens fuient les unes pour aller, parfois au péril de leur vie, vers les autres.
Dominic Thuot
I don't know how many pictures he takes, how many hours he spends working on them, ... how many he takes... but I know that he uses a Canon; a very good start ;-) For the other details, I'll take time when he comes back to chat, for a while, with him.
I know I like what he displays on his blog. I like how it is framed, the depth of field, the subjects, the color; so crisp, so bright ! And for those of you who tried it... taking shots of people at night making sure you get all the ambient light, the smoke blown while preserving sharpness... could be quite challenging.
He cannot claim to be an amateur anymore.
You'll find the site he updates while he runs through the world with Eli : dominiquethuot.com
J'ai choisi cet article car bien que ce n'est pas l'unique solution au problème il s'agit d'un pas important. Il est fait par le plus gros joueur de l'industrie, Walmart, et on peu parier que les autres vont emboîter le pas afin de ne pas lui concéder l'avantage concurrentiel du bon citoyen corporatif.
La phrase choc :
"Aucune famille ne devrait avoir à choisir entre des aliments sains et des aliments qu'elle peut se permettre d'acheter" Bill Simon, Président de Walmart US.
"No family should have to choose between food that is healthier for them and food they can afford"
Puisque les articles de Cyberpresse ont tendance à disparaître, en voici une copie :
Marie Allard - La Presse
Grande victoire dans la guerre contre l'obésité menée par la première dame des États-Unis, Michelle Obama. Walmart, chef de file américain en alimentation, a annoncé hier qu'il allait réduire les prix des fruits et légumes, ainsi que diminuer les quantités de sel, de sucre et de gras trans dans ses produits d'épicerie d'ici cinq ans.
«Aucune famille ne devrait avoir à choisir entre des aliments sains et des aliments qu'elle peut se permettre d'acheter», a dit Bill Simon, président de Walmart US, devant un étal de fruits et légumes colorés. Walmart s'engage à diminuer le sel de 25%, le sucre ajouté de 10% et à retirer tout gras trans de milliers de produits d'épicerie d'ici à 2015. La firme promet aussi des économies de 1 milliard de dollars américains par an sur les fruits et légumes grâce à l'élimination «des frais inutiles dans la chaîne d'approvisionnement».
«Des initiatives comme celle-ci nous montrent que oui, nous pouvons améliorer notre façon de faire et de vendre de la nourriture dans ce pays, a déclaré Mme Obama lors de l'annonce, à Washington. Nous pouvons le faire. Et nous pouvons mieux nourrir nos enfants.»
Rien n'est prévu chez Walmart Canada
Walmart Canada n'est pas pressé d'agir. «C'est une annonce qui ne s'applique qu'aux Walmart des États-Unis, a précisé à La Presse Alex Roberton, directeur des affaires générales de Walmart pour l'est du Canada. En ce moment, on n'a rien à annoncer.» Walmart compte 323 magasins au Canada, dont 119 Supercentres avec épicerie complète. L'ouverture d'un premier Supercentre au Québec est attendue sous peu.
«Il était temps ! a réagi Paul Boisvert, coordonnateur de la chaire de recherche sur l'obésité de l'Université Laval. Espérons que le programme de Walmart US s'appliquera intégralement ici.»
Walmart compte se servir de sa lourde influence pour faire bouger l'industrie alimentaire. «On ne sait pas encore si l'initiative s'appliquera au Canada, mais nous partageons l'objectif de Walmart US d'offrir de meilleurs produits», a indiqué à La Presse Valérie Moens, porte-parole de Kraft Foods. Déjà, Kraft va diminuer de 10% la teneur en sel de tous ses produits vendus en Amérique du Nord d'ici à la fin de 2012.
Received this from a friend. The concept is amazing though there are others around (lulu, Ardith). If we can really find a way to directly connect the author and the reader for the time required to read a book, eternity compared to blog and web surfing... we will have move forward. On top of that, if we can pay the author directly for the quality of content produced, then we leap forward.
Book publishing is changing. It’s changing faster than it has in a hundred years. I’ve been persistent enough to be part of that change, provoking and poking and wondering about what comes next.
Today, I’m thrilled to report on what’s next for me.
To reinvent the way books are created when the middleman is made less important.
To reinvent the way books are purchased when the tribe is known and embraced.
To reinvent the way books are read when the alternatives are so much easier to find.
To find and leverage great ideas and great authors, bringing them to readers who need them.
The notion of the paper book as merely a package for information is slowly becoming obsolete. There must be other reasons on offer, or smart people will go digital, or read something free. The book is still an ideal tool for the hand-to-hand spreading of important ideas, though. The point of the book is to be spread, to act as a manifesto, to get in sync with others, to give and to get and to hand around.
Our goal is to offer ideas that people need and want to spread, to enjoy and to hold and to own, and to change conversations.
Working with a great team at Amazon, I’m launching a new publishing venture calledThe Domino Project. I think it fundamentally changes many of the rules of publishing trade non-fiction.
Trade publishing (as opposed to textbooks or other non-consumer ventures) has always been about getting masses of people to know about, understand and read your books. The business has been driven by several foundational principles:
1. The middleman (the bookstore) has a great deal of power. There’s only a limited amount of shelf space, and there are more books (far more books) than we have room for. No display, no sale. That’s one reason books are published with the economically ridiculous model of 100% returns from bookstores. Huge stores can carry thousands of books and return them if they don’t sell. Large chains get a say about what’s on the cover, what the title is, and they even get paid for shelf displays.
2. The audience (the reader) is largely unknown to the publisher, and thus to the author. Authors with large followings still have to start over with each book, because they don’t have permission (or the data) to contact loyal readers directly.
3. Pricing and product are static and slow. Once a book is published, the price is set forever. Add to that the glacial speed from conception to publication date and you see a system that is set up to benefit neither the publisher nor the reader.
4. Books are inherently difficult to spread. The ideas in books might travel, but the act of recommending a book, having the idea stick and a new sale get made is slow or broken. Given how important the ideas in books are, this chain has many weak links. It's worth rethinking how a publishing house could organize around its ultimate goal, which is to spread ideas.
The internet and the Kindle are changing all of these rules. The Domino Project is designed to (at least by way of example) remap many of these foundations.
1. There is no middleman. Because there is infinite shelf space, the publisher has more control over what the reader sees and how. In addition, the Amazon platform allows a tiny organization to have huge reach without taking significant inventory risk. "Powered by Amazon” is part of our name—it describes the unique nature of the venture... I get to figure out the next neat idea, and Amazon can handle printing, logistics and the platform for connection.
2. The reader is tightly connected with the publisher and the author. If you like the sort of things I write or recommend, you can sign up here (for free, using your email) and we can alert you to new works, send you free samples and otherwise make it easy for you to be smart about the new ideas that are generated. (RSS works too).
3. Pricing can vary based on volume, on timing, on format. With this project, I’ve made the decision to ignore the rules that publishers follow to get on the New York Times bestseller list. There’s no point in compromising the consumer experience or the product merely to get a nice ego boost and a small shot of promotion. More on this in a future post, but I'll let you use your imagination.
4. Digital goods and manifestos in book form make it easier to spread complex ideas. It’s long frustrated me that a blog post can reach 100 times as many people as a book, but can’t deliver the nuance a book can. The Domino Project is organized around a fundamentally different model of virality, one that allows authors to directly reach people who can use the ideas we’re writing about.
The Domino Project is named for the domino effect—ideas can quickly spread, moving through a previously static set up. Our mission isn’t to become a promotional machine, focused on interrupting large numbers of people or having significant promotional chops through traditional media. Instead, we're grabbing the opportunity to choose and deliver manifestos that are optimized for the tribe, for the small group that wants to grab them, inhale them and spread them. The good ones will spread, first from person to person, then from one circle to another, and eventually into large groups.
That’s a lot to absorb for one post. I’ve been working on the ideas behind The Domino Project since I published my very first book in 1986. The first manifestos won’t be out for a few months, but you can learn more as we go by following the Domino Project blog here.
PS When we roll out our books, there will be sneak previews and other goodies for those first on the list...
There was this TV special on "Burning Man",
I heard about this event that fits in no category a while back.
I felt like looking a bit more into it.
Space.
Should I go ?
Here is a comment I found descriptive:
“I walked through the gates, looked around, and asked myself, 'What is this place? Is it real?' The pictures, the film, the chat on the Internet paled into nothingness when compared to what I witnessed -- and later participated in .... Over the week, I became one of those people. I learned how not to let my camera spoil a fellow citizen's experience. I learned how to leave no trace. I learned to love the playa. Above all, I learned that the world would never be the same ever again. I had walked through the fire, and I hadn't been burnt.
I will return this year -- but this time without my camera.”
Ma préférée après la visite virtuelle de la Galerie des oeuvres de la collection de la Peau de l'Ours .
Fondée en 1995 à Montréal, la Peau de l'Ours célèbre cette année son 15e anniversaire. La collection privilégie les oeuvres de grand format et la peinture en particulier. Ne manquez pas l'exposition « la peinture dans la peau, 15 ans de collection » à la maison de la culture Frontenac du 9 décembre 2010 au 16 janvier 2011
J'ai été victime d'un pourriel ma foi fort sympathique. Allez sur le site et laisser rouler la présentation, vous y découvrirez certainement quelques toîles qui vous accorcheront.
Voilà, je me mouille, j'ai signé et je diffuse le clip produit par des artistes d'ici afin que la pétition comporte suffisamment de noms pour que le gouvernement comprenne enfin.
Le clip en soi mérite d'être vu pour sa qualité visuelle, l'impact de son message et ... les bruits de tambour de guerre réveillant les fantômes des patriotes. Mais au delà de tout cela, malgré mon penchant capitaliste et de droite je considère, comme la majorité maintenant, que tout ceci va trop vite.
J'ai toujours une réserve face à ces pétitions syndrome du "pas dans ma cours" qui tuent les projets de développement riches en retombées économiques au profit d'un environnementalisme dogmatique qui flirte avec l'immobilisme. Mais le message ici, celui du clip et le mien, est simplement de prendre le temps de faire les choses correctement.
Un commentaire cependant, à propos des énergies renouvelables et le risque de perdre le focus sur leur développement en considérant les gaz de schiste : Ce n'est pas demain, ni après demain que les énergies renouvelable pourront remplacer les énergies fossiles. En termes simples, le Québec en particulier a besoin maintenant de revenus additionnels; Les gaz de schiste pourraient faire parti de la solution à moyen terme et les énergies renouvelables feront certainement parti de la solution à long terme. Or, pourquoi ne pas utiliser les revenus additionnels générés par l'exploitation des gaz de shiste afin d'accélérer le dévelopement de la filière "énergie renouvelable" ?
Faites une recherche sur google avec "When will renewable energy will replace fossile fuel ?"
Vous trouverez plein de liens intéressants:
... j'ai découvert ce mot en lisant un grand titre à propos de Sarah Palin... Un mot si complexe avec un politicienne si... hum.
17 novembre 2010 : Cyberpresse : " Sarah Palin, l'égérie de la mouvance ultraconservatrice du Tea Party,"
Étymologie
Par allusion à Égérie, la nymphe que consultait Numa.
Nom commun
égérie féminin
1. Femme qui est l’inspiratrice d’un homme politique, d’un littérateur, etc.
2. (Commerce) (Relation publique) Personne représentative (expert, célébrité, leader d’opinion, consommateur type) dont l’image et le témoignage sont associés à une cause ou à un produit pour en renforcer la crédibilité.
o Bernard Kouchner, un enfant de la banlieue devenu, un temps, l’égérie parisianiste d’une gauche caviar.
Une mise en marché créative, qui nous garde attentif pour tout le film. C'est réussi lorsque nous n'avons pas le goût de "zapper". Il y a déjà eu 267000 visionnement sur YouTube, c'est un début ;-)
J'adore le côté ludique et éclaté de ce concept, c'est pourquoi je vous le partage:
... Ce nouveau concept consiste à enfreindre toutes les règles du Scrabble classique pour battre ses adversaires : mettre un mot n’importe où sur la grille, utiliser des noms propres, écrire à l’envers, prendre des lettres à son adversaire…
Roche Papier Ciseaux ...
Petit traité de stratégie pour joueur compétitif...
ou pour parent maladif. ;-)
Bon, l'autre jour j'ai joué avec une jeune dame qui venait de commencer la maternelle. Une partie de "Roche-Papier-Ciseaux" je me suis dit que c'était divertissant. Sauf que... non seulement la jeune dame jouait avec "l'alumette" mais en plus, elle jouait à une version qui comptait aussi un "bol de toilette". "Un bol de toilette!? qu'est-ce que ça fait là-dedans !" que je lui répondit. Elle m'expliqua toutes les combinaisons: La roche qui brise le bol de toilette, les ciseaux qui restent pris (donc qui gagnent), le papier et l'alumette qui passent dans le drain...
Ok, j'en perdais mon latin.
C'est pourquoi j'ai décidé de faire une petite analyse matricielle afin de voir quels éléments sont plus propices à nous mener à la victoire.
Alors voici.
1- Version Roche, Papier, Ciseaux, Alumette, Bol de Toilette
On constate que la roche et les ciseaux gagnent dans 3 combinaisons, le bol de toilette dans 2 combinaisons et l'alumette ainsi que le papier, à la traîne, ne gagnent que dans une combinaison chacun. Ce sont définitivement deux mauvais choix.
2- Version Roche, Papier, Ciseaux, Alumette (que l'on connait tous un peu mieux)
Dans ce cas, la roche et les ciseaux gagnent dans 2 combinaisons, le papier et l'alumette dans une seule combinaison chacun; encore une fois ce sont deux mauvais choix !
3- Version Roche, Papier, Ciseaux (Classique)
Là tout le monde est égal. Une combinaison gagnante chacun. Les concepteurs avaient bien travaillé !
Moralité, alterner entre la roche et le ciseau augmente définitivement les probabilités de succès. J'ajouterais toutefois, basé sur mon expérience, que le joueur moyen a tendance à commencer par la roche. Donc un début avec le papier suivi de l'alternance roche, ciseaux, ... c'est la recette du succès!